samedi 28 septembre 2013

Nouvel appartement.

Le 22 juin 2013, on a déménagé.
Oui, ça fait 3 mois, et on aurait même eu le temps de re-déménager 3 fois depuis.
Mais le temps qu'on finisse de vider les cartons et d'accrocher nos cadres, ben ça fait... Aujourd'hui. Quoiqu'il reste encore 4 cartons pas encore ouverts, mais ceux-là on les garde tels quels pour qu'on en ait moins à faire la prochaine fois.
Donc j'avais fait un article un jour lointain où je parlais de comment c'était, donc cette fois je vais juste mettre des photos, ça m'évitera de me répéter:

cuisine

salle a manger


    
Deuxième salon/ bibliothèque/ bureau






  




Salon
 
terrasse






back street

Chambre d'Evariste







Chambre d'Evariste vue de la salle de bains

Vue de la cuisine

Vue de la chambre d'E.

salle d'eau





Nain

Chambre






dimanche 25 août 2013

Montpelier, Calais, Vermont et AirBnB

Comme c'est l'été et qu'on a eu de la visite, on a décidé de faire des Vacances-express.

Les Vacances-express, dont le terme et le concept seront bientôt déposés, est plus qu'un simple week-end aux États-Unis, c'est un état d'esprit.
La famille DdC a pris l'avion pour venir passer 2 super semaines au Canada, visiter la nouvelle famille royale (nous, quoi), et les belugas (les deux sujets n'ont rien à voir, inutile de chercher un lien).

Le problème du Canada, parce qu'il y en a un (je parle que du Canada, le Quebec, lui, il en a plein, et en plus puissance 1000), c'est que les vacances peuvent se compter sur les doigts de la main. Des deux mains, certes, mais c'est tout de même peu.

Monsieur A n'est pas en vacances, il stagifie au service de l'eau potable de la ville de Montréal (non, ce n'est pas lui qui a rendu l'eau impropre à la consommation), et moi-même non plus, je m'emploie à faire fructifier ma carrière de future PDG du monde (pas le journal, la terre). Et puis c'est tellement surfait les vacances, on est au-dessus de ça.

En plus, Tante Nolwenn est venu aussi nous visiter, mais on l'a invité pour qu'elle puisse ajouter une expérience de "jeune fille au pair outre-atlantique" à son CV. D'ailleurs elle part demain, c'est affreux il faut absolument qu'on s'en achète une (d'au pair, pas de Tante Nolwenn, heureusement il n'en existe qu'une).

Donc on était 8, et on voulait un truc sympa, pas trop loin, dans la nature, et pas en camping. Moi j'aurais bien aimé le camping, mais certains du groupe n’étaient pas franchement pour (je tairai les noms). Finalement, on a trouvé une super cabane au bord d'un lac, une maison de vacances de Tom, originaire de New-York mais vivant en Floride, parfaite pour pêcher ou faire du canoë, en surplomb d'un lac. Pas de chance on avait pas de canoë, et on a pour habitude de pêcher nos poissons au supermarché.

Comme on est des gros craneurs de la vie, on avait loué une Infinitii EX et une Cadillac je sais plus trop quoi (je suis pas non plus journaliste auto). D'ailleurs l'Infiniti, en dehors du fait qu'elle fait un bruit proche d'une Lamborghini à l'accélération, est nulle. Pas de place pour les jambes, pas de coffre, merdique, merdique, merdique.

une Infiniti, de face


On est passé par un petit poste frontière samedi matin, celui de Morse Line's, en rase campagne, et personne. Pas de bol on y est bien resté une heure, la douanière nous ayant pris en grippe et ayant decidé de nous faire poireauter avant de nous faire notre I-94, papier vert d'exemption de visa US permettant de se promener sur leur territoire pendant 3 mois. On a ensuite tracé notre route jusqu'à la cabane, située à Calais, VT. Pas le Calais de Confessions Intimes (pardon aux familles, tout ça), le Calais des américains.

On a fait exprès de ne pas prendre d'autoroutes pour faire découvrir la campagne amerloque aux DdC, avec forêts, énormes fermes et énormes pick-up. On a été servis!
Après avoir roulé sur de la piste (oui, de la piste, c'est à dire une route sans revêtement goudronné, que de la terre... ça avait beau avoir été indiqué sur ma carte routière à l'aide de pointillés, rouler sur une route en terre dans le pays soit-disant le plus développé du monde c'est étrange), on a trouvé notre lac, des maisonnettes, et en haut d'un autre chemin (un vrai cette fois, avec des cailloux), notre maison bleue, adossée à la colline.


"je surveille les bières, c'est bon"

une maison

des baies

une cabane

Un Edgar

Attention danger: enfants

les voisins

en face

en face

une souche

des champignons frites
 

Comme on se caillait, et qu'on se faisait manger par des moustiques dehors et qu'il faisait un temps très merdique médiocre, on est allé visiter Montpelier, VT, capitale du Vermont, et chercher de quoi faire un barbecue (parce qu'on est en amérique, t'as pas de barbecue dans ta résidence secondaire, t'as raté ta vie.
C’était sympathique, pas mal de drapeaux des vétérans du Vietnam (un peu glauque ce noir), et des sympathiques magasins.


des pompiers

une voiture géante

des bas de contention (??)

le soir on s'est fait un bbq avec les moustiques, mais on a quand même pu manger du gruyère fondu sur des piques, unique intérêt des barbecues (avec celui d'enfumer ton voisin), pendant qu'Evariste dormait (il faisait pas hyper chaud).



Le lendemain on a fait une ballade à pied dans les environs, on a eu une grosse averse, et on est rentrés tranquillement en s'arrêtant à Venise-en-Quebec, appelée de la sorte à cause de ses inondations mémorables.
C'est au bord du lac Champlain, on en a donc profité pour se baigner un minimum, et tester les chaises en plastique en libre accès.


crottes de mouettes









Tante Nolwenn a été tellement contente d'être aux Etats-Unis qu'elle a vomi, plein de fois même. Les maladies tropicales, ça ne lui réussit pas...


vendredi 19 juillet 2013

Aline apprend le québecois.

Monsieur A, en contact avec des québecois depuis aout dernier de manière intensive, est à un stade bien plus avancé d'intégration de la langue québecoise.
J'ai bien eu quelques aperçus au CHU(M) lors de la naissance d'Evariste-le-nain, avec notamment un "bonjour!" super enthousiaste de la part d'une médecin qui partait de la chambre. Devant mon air un peu étonné, Monsieur A. m'avait alors expliqué que "bonjour", signifiant "bonne journée" était aussi utilisé ici comme "aurevoir". Grâce à cela, les autres fois où je l'ai entendu par la suite, cela ne m'a pas -trop- choqué.

Il y a aussi tout le vocabulaire parental, avec bassinette, débarbouillettes, nombri (oui, en fait le "l" est muet, comme dans "outil". on a vérifié auprès de l'académie française), boires, carosse, livres, pieds, pouces, oz, bouteilles, préparation commerciale, collation, et j'en passe.
Personnellement j'aime bien "débarbouillette", les autres je me suis adaptée (selon à qui je parle, bien sûr), mais niveau poids et taille, je suis toujours pas au point.

le dernier mot, qui fut une révélation, se révèle tout à fait idiot. 
Pour donner un peu de contexte: il y a un épisode caniculaire depuis samedi ( 5 jours), avec des températures ressenties de 28 à 34 la nuit, et jusqu'à 43 comme cet après-midi. C'est hyper humide, donc poisseux, donc affreux. 
c'est d'ailleurs pas du tout ma saison préférée, j'ai hâte de retrouver l'hiver, les 10 000 couches de vêtements, et les cils qui gèlent. je préfère.

Donc après travailler, regarder mes emails (courriels), regarder Facebook, parler à Evariste de tout et rien (faut bien commencer à élargir sa culture générale, sinon il va pas s'en sortir, le pauvre), mon passe-temps est de regarder l'application météo de TheWeatherNetworks.

Aujourd'hui, il y avait, outre l'alerte canicule, une alerte "veille d'orages violents" (et effectivement, c'est pas du pipi de chat les orages ici). 
J'ai déjà vu ça eux ou trois fois, mais à chaque fois j'avais un peu de mal à comprendre: ils parlaient de la veille, donc ça devrait arriver le lendemain, mais ça arrivait le soir. 
J'en étais donc venu à me demander si on pouvait parler de la veille de l'après-midi quand on est le matin, ou la vieille du soir quand on était l'après-midi. 
Après tout, c'est du québecois.

 Ce matin, après avoir amélioré mon temps de 3mn par rapport à hier en Bixi pour venir au bureau (pour l'anecdote au passage), j'ai regardé la météo -pour la seulement 3ème fois de la journée-. il y avait encore cette formulation étrange, mais avec un idéogramme de nuage avec des éclairs pour ce soir. 
Je me suis donc levée, ai parcouru environ 2 pas, et suis allée demander à mon collègue et voisin de cubicule ce que ça voulait dire. 
Et là, révélation: en fait, ça veut pas dire la veille d'un jour, ça veut dire "vigilance". Haaaaaaaaaaaaaaaaaaa mais d'accord! Évidemment quand on le dit ça parait é-vi-dent, je comprends même pas pourquoi ça ne m'a pas traversé l'esprit (trop simple, peut être?).    

Donc vigilance de gros orages. 
Ok.
Donc je ferai pas de Bixi (velib) pour rentrer, je vais être obligée de partager les odeurs corporelles de mes semblables (bouark) dans le bus, ou le métro. je choisis le bus, parce qu'il arrive juste à l'angle de la garderie du nain, et que je suis une grosse flemmarde n'aime pas marcher.

En sortant du bureau, il pleut un peu. l'air est irrespirable, j'ai l'impression d'avoir de l'asthme tellement c'est poisseux (argh argh). 
Je m'abrite dans une cabine téléphonique en attendant le bus (en retard), en me disant que vraiment, se changer en superhéros dans ce genre de truc, ça fait un peu exhibitionniste. 
Ensuite dans le bus, on voit de moins en moins, y'a les 3 enfants les plus moches du monde à coté de moi (mais ils sont tout gentils. Ce doit être les descendants d’éléphant man et de Fifi Brindacier). 

Il pleut de plus en plus, jusqu’à ce que ça fasse des cascades qui coulent sur les cote du bus, et que les gens qui montent (surtout le public féminin à vrai dire), poussent des petit "hiiii!". Booooooooooonnnnn.

Finalement on y voit pas à un mètre, ça fait du brouillard de pluie, il y a de torrents a la place de la route, et pas de chance, y'a aussi mon arrêt. 
35m à faire, ça va aller, je vais juste etre un peu mouillée. 
Que nenni! je cours comme si j’étais pourchassée par des zombies voulant s'attaquer à mon cerveau, et l'eau m'arrive jusqu’à mi-mollets par endroit (et ça me donne l'impression de courir dans la mer, limite je me jetterai a plat ventre devant la station Bixi). 
14 secondes plus tard (oui, je cours le 35m en 14 secondes en chaussures de ville et en conditions extrêmes), je suis dans l’entrée de l'immeuble, et là, je réalise que je suis pas passée sous un arroseur automatique, non, je suis tombée dans une piscine. 
Exactement comme à saint Mamans quand des abrutis cousins se disent qu'il serait marrant de jeter tout le monde à l'eau: fringues collées à la peau, cheveux qui gouttent tellement que ça fait presque une pluie, chaussures qui font "skrouitch". 

Et là, tout à coup, pas d'hésitation. au lieu de râler comme toute rabat-joie personne qui se respecte, je souris en me disant que c’était trop cool comme expérience.

Ensuite enlever mes chaussures à l'entrée de la garderie a pas été super facile, le cuir n'est pas un matériau hyper souple une fois mouillé. 
Mais qu'importe, on m'a prêté une serviette, et 10mn après, mouillée mais plus dégoulinante et avec le nain sous le bras, je suis ressortie, sous une chaleur tropicale, attendre le bus au soleil. Au moins, j'ai pas eu trop chaud.

Bref, toutes ces digressions pour dire que j'apprends des nouveaux mots et qu'il fait trop chaud.

La météo canadienne




 

vendredi 14 juin 2013

Nouvel appartement.

Au Québec, c'est la mode de déménager le week-end du 1er juillet. Nous, on est pas vraiment des fashion victim, mais on essaie de s'intégrer, donc on fait comme les autres.
En plus, déménager est un peu notre hobby, donc c'était une expérience à tenter. 

Notre appartement est bien, mais il est plein de meubles MALM noir d'Ikéa, et moi les meubles noirs j'aime pas (d'où vient cette idée que les meubles noirs sont beaux? ils sont noirs, c'est tout!), et la collection MALM je l'aime pas non plus, elle me fait trop penser a la collection Lack et aux tables basses à deux balles (ok, on est pas des fashion victim mais on aime avoir un minimum de standing, ce qui, soit dit en passant, n'a rien à voir).
 
Donc début avril, on a commencé à se mettre en quête d'un nouveau lieu de résidence, en cherchant frénétiquement sur kijiji, craigslist, et autres sites internet.
On a fait comme tous les français, on a essayé de voir ce qu'il y avait de potable sur le plateau, parce que c'est joli. 
On gardait quand même en tête qu'on allait être avec plein de "maudits français" absolument insupportables (ce sera l'objet d'un futur article, le "maudit français" -enfin peut-être-), mais l'architecture est sympa. 
Regarder les prix des loyers dans cette partie de la ville qui est pas non plus hyper hyper belle, ca fait pleurer du sang. 
Un 5 1/2 a peu près bien placé (moins de 10mn du métro), c'est entre 1300 et 1600 $, pour les prix raisonnables. on a visité, c’était pas non plus extraordinaire et lorsqu'on demandait si ce serait repeint/poncé pour les parquets, on avait l'impression d'avoir subitement une enseigne lumineuse qui aurait poussé au-dessus de nos sourcils (non broussailleux) avec écrit: "gros relous".
 
De plus, alors qu'on marchait en long en large et en travers pour trouver un panneau "à louer", on a vu une nana habillée comme l'as de pique (comprendre: collants verts fluos avec guêtres, veste de baba cool et tout l'attirail, bonnet de schtroumpf et boucles d'oreilles en pâte fimo inclus) accrocher des cartes à jouer dans l'écorce d'un arbre, en essayant de prendre l'air d'une artiste en pleine création, pour ensuite faire des photos avec son reflex en mode vas-y-fais-l'amour-à-la-caméra.
 
Donc définitivement non. Je vais pas payer la peau du c... pour qu'en plus il y ait des pseudo-artistes-merdiques qui trainent en bas de chez moi en se prenant pour le prochain je-ne-sais-qui.
On a donc décidé de rester dans notre quartier, qui, bien qu'un peu loin du centre-ville, a l'avantage d'être pas trop cher, d'avoir tout ce dont on a besoin pas loin, et un Monsieur S. qui possède un double de nos clés en cas de perte. Tous ces arguments constituent tout de même des avantages majeurs. En voyant les prix assez élevés pour des trucs moyennement bien sur internet, on s'est rabattu sur la marche à pied comme moyen de trouver des panneaux "à louer" et ainsi voir tout de suite si l'immeuble est envisageable ou non.
On dirait que les redacteurs de petites annonces font un concours de photos les moins avantageuses de leurs biens (contrejour, morceau de chambranle de porte, photos postées de travers...) ou de photos d'il y a 10 ans, quand le logement venait tout juste d'être refait. A chaque fois, on croit que c'est celui-ci, il a l'air trop cool, et quand on arrive on a juste encie de se pendre tellement la désillusion est grande.

Le problème des chouettes appartements à prix abordables, c'est qu'ils partent super vite. Il faut donc être le premier à appeler et visiter pour être sur de l'avoir.
Après en avoir visité bien une vingtaine, on a fini par tomber sur un qui avait l'air plutôt pas mal sur internet, grand et joli, mais sur la rue Ontario, une rue sur laquelle je n'avais pas super envie d'habiter (un peu trop populaire, selon mes-propres-critères-qui-n'engagent-que-moi). Il est pas trop trop cher, donc on se dit qu'on pourrait aller le voir, ça fait une activité.
 
Il s'est avéré en fait très sympa, tout refait dans des tons gris et blancs, un peu comme notre appartement du Boulevard Edouard Rey à Grenoble (d'ailleurs ça m'a vacciné contre les "repeintures" d'appartement tellement c'était inintéressant, de repeindre ce dernier). 
La salle de bains n’était pas finie, mais il est super grand. 

On a donc 2 salons (système de salon double qui sert à rien, mais un peu incontournables des appartements anciens de Montréal), une mini chambre pour nain, une grande chambre pour nous, une salle d'eau, une cuisine et une salle à manger qui fait une sorte d'alcove, des placards, un locker grand comme la chambre d'Evariste-le-nain (ce qui fait un grand locker, mais une petite chambre tout de même), et une espèce de balcon-terrasse en L couverte super cosy, parfait pour faire des barbecues et prendre l'apéro dehors l'été, sans craindre d'être importuné par des orages éventuels.

La quête de l'appartement magique s'est donc arrêtée là, mais ça nous a pris pas mal de temps!

On est en train, peu à peu, de s'y installer en se faisant livrer des pizzas tout ce dont on a besoin pour y vivre... ce qui sera l'objet d'un futur article (peut-être)